Alors que Theresa May a invoqué mercredi dernier l’article 50 du traité de Lisbonne permettant la sortie de l’UE, un petit point Brexit s’impose.

Après avoir été approuvé par référendum le 23 juin dernier, le processus de sortie du Royaume Uni de l’UE a débuté ce mercredi 29 mars. C’est grâce à une lettre de 6 pages que la première ministre Theresa May, a invoqué l’article 50 du traité de Lisbonne. Cette lettre adressée au président du Conseil européen, Donald Tusk, marque le commencement du processus de sortie de l’Union du Royaume Uni et explicite les attentes de ce dernier quant aux deux ans de négociations à venir.

L’envie de faire perdurer un « partenariat étroit et spécial » entre Royaume Uni et UE est répétée à maintes reprises. Toutefois, des points de friction émergent déjà devant la distribution, ce vendredi 31 mars aux 27 chefs d’État et de gouvernement, d’un document faisant part de la position des pays restant membres de l’Union.

En effet, le Royaume Uni désire conduire les négociations sur les conditions du départ du pays en même temps que celles sur un possible futur partenariat. Or l’Union est très claire : il n’y aura pas de négociations sur la relation post-Brexit tant que les termes de la sortie du Royaume Uni ne seront pas définis.

Bien que ce dernier document doive encore faire l’objet de ratifications de la part des 27 pays membres avant d’être adopté officiellement le 29 avril prochain lors d’un Sommet à Bruxelles, les grandes lignes ne seront sûrement pas modifiées d’ici là. Ainsi, dans le cadre très particulier et unique en son genre qu’est celui du Brexit, des négociations complexes s’annoncent où chaque partie va tenter de prouver son influence sur l’autre.

De plus, deux jours après le commencement officiel du processus de sortie du Royaume Uni, Nicola Sturgeon (première ministre de l’Écosse) a officiellement demandé au gouvernement britannique la tenue d’un second référendum sur l’indépendance de la nation. La dirigeante du parti national écossais SNP justifie ce second référendum par les résultats de la consultation sur le Brexit en Écosse : 62 % des écossais voulaient rester au sein de l’UE. Cependant, Westminster a répondu ne pas vouloir d’un second référendum écossais tant que les négociations du Brexit, pouvant durer jusqu’à deux ans, ne seront pas achevées. Theresa May désire conserver l’unité du pays avant tout. Ce référendum ne pouvant s’organiser sans l’accord du gouvernement britannique, Westminster a le pouvoir de le bloquer.

Ainsi, en plus de devoir gérer sa sortie de l’UE, Theresa May doit affronter un Royaume plus dés-Uni que jamais.

Lucie LECLERC-VASALLO

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s