« Je ne suis ni fatigué, ni à court d’idées » déclare le 1er mars Jean-Claude Juncker, président de la Commission Européenne, en session plénière devant les eurodéputés. Juncker vient en effet présenter un « livre blanc sur le futur de l’Europe » où sont détaillés cinq scénarios sur l’orientation possible de l’Union Européenne post-Brexit.

Ce livre blanc devrait en effet servir de support à un débat entre les chefs d’État et de gouvernement lors du prochain sommet européen célébrant les 60 ans du Traité de Rome. Il semble en effet que le président de la Commission, qui ne briguera pas de nouveau mandat en 2019, souhaite donner une nouvelle impulsion à la construction européenne. 

commission_europ__enne

Pour ce faire, la première piste de réflexion serait un statu quo de l’Union, c’est-à-dire de ne rien changer à l’état actuel des choses tout en tentant d’éviter les sujets de discorde entre les Etats tels que la répartition des migrants ou la défense commune européenne.

La seconde piste serait de recentrer l’objectif de l’Union Européenne uniquement sur le marché unique. L’UE abandonnerait ainsi progressivement ses prérogatives non commerciales afin de se concentrer sur la libre circulation des biens, des capitaux et des services.

Une troisième piste de réflexion serait une « Europe à plusieurs vitesses ». L’Union se composerait alors d’un noyau d’états membres, prêts à approfondir l’intégration. Ceux qui n’en feraient pas partie pourraient rejoindre ce noyau dès qu’ils le souhaitent. C’est la solution préférée de Jean-Claude Juncker, même s’il est admis qu’elle complexifierait encore un peu plus l’Union Européenne.

La quatrième serait de rendre, après concertation, certaines prérogatives aux Etats afin d’être plus efficace dans les domaines qui restent sous responsabilité de l’Union. La Commission souhaite en effet être fidèle au principe de subsidiarité afin d’agir de façon pertinente.

L’ultime piste de réflexion serait un « grand saut » fédéral. C’est l’avenir rêvé par le Président de la Commission, bien qu’il sache qu’un fédéralisme européen est très peu probable, du moins à court terme. Les Etats membres décideraient alors de coopérer davantage dans de nombreux domaines et de mettre plus de ressources en commun, transférant par la même occasion une part toujours plus importante de leur souveraineté.

Jean Claude Juncker l’a en effet déclaré lui-même, il souhaite que son livre blanc soit « l’acte de naissance » de l’Union Européenne sans les Britanniques. Ce fédéraliste convaincu ne souhaite en effet pas voir l’UE tomber aux mains des populistes.

 

Jessy BERNARDO

Consulter le livre blanc

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s